Luc
NICON Luc Nicon habite
Montpellier. |
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Bonjour ! La sortie de mon premier livre “Comprendre ses émotions” a, très ironiquement, entraîné un bouleversement dans ma compréhension de notre fonctionnement émotionnel. Les nombreuses demandes d’aide suscitées par les perspectives développées dans ce premier ouvrage m’ont, en effet, amené au-delà de ce que je pouvais alors imaginer. En passant d’une pratique occasionnelle auprès de personnes normalement intégrées à notre société à une activité intensive avec des personnes en très grande difficulté émotionnelle, j’ai obtenu des résultats surprenants : non seulement les personnes guérissaient à une rapidité déconcertante mais les parcours qu’elles empruntaient pour désactiver leurs souffrances passaient par des souvenirs sensoriels incroyables, improbables. Pour faire simple, c’est leur naissance et plus encore certains événements survenus durant les 9 mois de leur vie passés dans le ventre de leur mère que ces personnes se retrouvaient à visiter. Dans un premier temps, j’avoue avoir été plus effrayé qu’enthousiaste. Certes, je ne faisais qu’appliquer méthodiquement l’approche que j’avais élaborée mais le sans-faute obtenu sur des cas, pour la plupart, désespérés, me paraissait trop beau pour être vrai. Je suis peu ouvert à la magie ou au surnaturel et cette aventure en offrait tous les ingrédients. En une seule rencontre, des personnes qui souffraient d’angoisses insurmontables se retrouvaient, comme par miracle, instantanément libérées. D’autres, affligées de phobies particulièrement marquées, se débarrassaient définitivement de leur handicap en souvent moins d’une demi-heure. Et plus les guérisons s’imposaient avec force, plus il m’était difficile de les appréhender rationnellement. D’autant que les personnes qui me contactaient avaient souvent, auparavant, épuisé les ressources de toutes les thérapies plus ou moins officielles qui leur étaient accessibles. Pourquoi aurais-je découvert en explorant un peu par hasard ce que tant d’autres ne sont pas parvenus à atteindre en y consacrant pourtant l’essentiel de leur temps ? J’étais perplexe et, de surcroît, je me sentais très isolé. Comment communiquer tout cela à mes proches et plus encore à des inconnus sans passer pour un illuminé ? Je n’étais pas crédible. Et toutes les personnes qui avaient bénéficié de ces guérisons hors normes m’avouaient devoir faire face à la même incrédulité de leur entourage. Je n’avais pas le choix : si je voulais définitivement m’assurer de la validité de mon approche et lui donner une chance d’être partagée par un grand nombre, je devais l’inscrire dans une démarche simple, mesurable et transparente. Je décidais alors de reprendre tout à zéro. Dans un cadre expérimental, gratuitement, avec, en contrepartie, la possibilité d’enregistrer chaque séance et d’obtenir par la suite des rapports détaillés, je me suis fixé d’étudier cinquante cas pour chaque pathologie. Dans ce cadre, en deux ans, j’ai reçu plus de 300 personnes. Aujourd’hui, si les résultats sont toujours aussi surprenants, j’ai acquis beaucoup d’expérience pratique et, même s’il reste de nombreuses questions en suspens, j’ai appréhendé l’essentiel du phénomène. Dans mon entourage, le scepticisme du début a fait place à l’intérêt et parfois à l’enthousiasme. Des thérapeutes viennent maintenant vers moi pour se former. Avec recul et sérénité, je peux, à présent, livrer le résultat de mes recherches.
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