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Les principaux événements revécus
en période prénatale et à la naissance
(chapitre 4 : plusieurs passages dans le chapitre)

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D’un point de vue formel, chaque événement survenu dans le ventre maternel est d’abord présenté en rapportant en italique les expressions employées par les participants lors des séances. Les comportements pathologiques qui en résultent sont développés à la suite.
Une numérotation est attribuée à chaque événement pour faciliter son repérage à partir du tableau synthétique de l’annexe 1 situé à fin du livre.

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Les jumeaux

Parmi les événements revécus sensoriellement, la cohabitation avec un ou plusieurs fœtus non-viables, c’est-à-dire morts pendant la gestation, concerne plus d’une personne sur deux. Ces cohabitations ont été revécues différemment selon que les jumeaux évoluaient au contact l’un de l’autre dans une même poche amniotique ou dans des poches séparées. Les premiers sont minoritaires mais les personnes qui ont revécu cette forme de gémellité présentaient des pathologies nettement plus marquées et plus complexes que dans la plupart des autres cas.

1 - Les jumeaux mono-amniotiques – Ils évoluent dans une même poche amniotique et peuvent donc se toucher et même échanger leur place. Ils sont reliés au placenta maternel par deux cordons indépendants ou par un seul séparé en deux branches. Ils sont toujours de même sexe.

1-1 Au tout début, avant que l’autre fœtus montre des signes de défaillance, le ressenti, pour ceux qui l’ont éprouvé, est toujours décrit comme harmonieux, lumineux et source de plaisir. Les jumeaux semblent rechercher le contact comme s’il s’agissait d’un jeu. Ils sont attentifs l’un à l’autre et liés par une forte complicité. Devenu enfant puis adulte, le survivant connaît régulièrement des périodes plus ou moins courtes de tristesse inexpliquée et se retrouve souvent en dépression ou en insatisfaction chronique. Dans sa relation aux autres, il recherche avant tout un contact fusionnel et développe fréquemment une peur souvent insurmontable de l’abandon.
1-2 Les jumeaux attachés ne semblent pas connaître les plaisirs d’être à deux dans le ventre maternel. À l’inverse, ces jumeaux, soudés en une partie de leur corps, se gênent et s’agacent de la difficulté de coordination de leurs mouvements et de leurs déplacements. Le jumeau survivant devient irritable, quelquefois violent envers son entourage. Maladroit, doté d’une mauvaise synchronisation motrice, il supporte généralement mal le contact physique et souffre de fortes tensions musculaires à l’endroit de l’attachement. Il développe également un stress important et s’épuise rapidement chaque fois qu’il doit prendre quelqu’un en charge.
1-3 Certaines personnes qui ont revécu l’attachement d’un jumeau ont décrit l’effroyable malaise physique d’avoir été soi-même et quelqu’un d’autre à la fois. Ces personnes souffraient d’instabilité d’humeur et de trouble de l’identité.
1-4 De nombreux jumeaux attachés, mais également certains jumeaux sans attachement partageant le même placenta, sont victimes du syndrome transfuseur/transfusé. L’un des jumeaux pompe le sang de l’autre. Le transfusé éprouve alors une sensation de fuite d’énergie, de passivité. Paradoxalement, si l’un des jumeaux survit, il s’agit toujours du transfusé. Plus tard, celui-ci ne supporte pas d’être seul, n’ayant aucune envie, aucune énergie pour lui-même. En plus d’une grande culpabilité, il développe souvent des comportements alimentaires anormaux, notamment de la boulimie.
1-5 La mort de l’un des jumeaux attachés entraîne régulièrement, chez le fœtus vivant, une peur panique de perdre une partie de lui-même et d’être, lui aussi, condamné à mourir. Par la suite, dès son plus jeune âge, toujours insatisfait dans ses rapports affectifs, il est enclin à vivre replié sur lui-même et réagit souvent agressivement, violemment.
1-6 Après sa mort, le fœtus non viable se dégrade, noircit et se détache finalement en provoquant chez son jumeau vivant une sensation d’arrachement, de déchirement accompagnée d’une souffrance intense, une douleur insurmontable, à la limite de la défaillance. Le survivant, dès l’enfance, est fortement marqué par des douleurs récurrentes à l’endroit de l’attachement et par une appréhension maladive des séparations provoquant de l’irritabilité et parfois de la violence.
1-7 Souvent, la souffrance physique de la séparation est trop vive pour le jumeau vivant qui s’évade de ses sensations en perdant connaissance. Par la suite, que ce soit avant ou pendant une séparation ou un événement redouté, il réagit avec irritabilité, agressivité et par une forte anxiété s’accompagnant d’hyperactivité.

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Le cordon ombilical

Ce lien de vie transmet au fœtus l’essentiel des éléments nécessaires à son développement en le reliant au placenta maternel. Il est plus ou moins épais et sa longueur varie généralement entre 35 et 70 centimètres. La dimension du cordon ombilical, loin d’être anecdotique, s’est révélée, au fil des nombreux témoignages recueillis au cours des séances, comme un facteur souvent déterminant : plus le cordon est long et fin, plus grands sont les risques d’accidents.

3-1 L’accident le plus « navrant » est sans doute la formation d’un nœud résultant d’un déplacement du fœtus à travers une boucle formée par son cordon. Ce type de nœud est découvert assez couramment lors des accouchements. À sa formation et jusqu’à la naissance, selon que le nœud est plus ou moins serré, le bébé souffre d’un renouvellement sanguin réduit. L’oxygène lui parvient en quantité insuffisante : il manque d’air et n’arrive plus à respirer. Grâce à l’extrême lubrification du cordon qui laisse au nœud la possibilité de coulisser un peu, le bébé s’efforce de survivre, mais c’est au prix d’une vigilance de tous les instants en prévention d’éventuelles tensions sur le cordon. Après sa naissance, débarrassé de son cordon ombilical, il continue à éviter les gestes et les déplacements brusques. De même, il s’économise par peur de manquer d’énergie dès qu’il lui faut accomplir une activité physique. Enfin, soit il est phobique des nœuds ou des fils, cordes et cordages emmêlés, soit, à l’inverse, il développe une jubilation doublée d’une extrême dextérité à démêler ces mêmes nœuds.
3-2 Les accidents les plus courants sont dus aux nœuds ou plus simplement aux entraves formés par le cordon ombilical autour des membres, du cou, du ventre ou du torse du fœtus. Comme dans le cas du cordon noué sur lui-même (voir 3-1), le manque d’oxygène représente la toute première souffrance. Si la sensation d’asphyxie est de courte durée ou de faible intensité, par exemple lors de l’évacuation d’un jumeau non viable ou à la naissance, elle peut induire, par la suite, des difficultés respiratoires à l’approche d’événements inhabituels ou inquiétants.
3-3 Si le déficit en oxygène est important ou prolongé, le fœtus perd généralement connaissance. Il bascule dans un univers étrange, toujours très lumineux et ne ressent plus la moindre souffrance. Le retour très désagréablement douloureux à la conscience donne souvent envie de repartir dans ce monde de béatitude où tout est paisible. Cet épisode, assez régulièrement expérimenté lors du revécu de l’accouchement, induit une grande inertie accompagnée d’une neutralisation des capacités intellectuelles lors de situations inattendues ou redoutées. Des angoisses pouvant aller jusqu’à la terreur peuvent se manifester à l’occasion d’un changement de vie comme un mariage, un déménagement ou un changement professionnel. Cependant, la plus grosse difficulté semble être le manque de présence dans le quotidien qui se traduit par un grand intérêt pour tout ce qui touche au spirituel et à la création abstraite. À noter aussi, parfois, la peur panique de s’évanouir.
3-4 Si l’asphyxie s’amplifie encore, à la perte de connaissance s’ajoute la sensation de décorporation. Le bébé, comme détaché de son corps, voit les événements de l’extérieur de lui-même. Ce phénomène se rencontre rarement avant la naissance et dans la plupart des cas, le bébé assiste en spectateur indifférent à son propre accouchement. Plus tard, il est régulièrement absent de l’instant présent et supporte mal les contraintes, les règles et les conventions. Son domaine est le virtuel et le spirituel s’impose comme son unique centre d’intérêt. À noter, également, une inclinaison particulière pour le paranormal. En fait, il vit en distorsion permanente entre son corps qu’il considère comme accessoire et son mental auquel il accorde la toute puissance.
3-5 En dehors du manque d’oxygène, d’autres sensations accompagnent également celle de l’entrave de l’une des parties du corps du fœtus par le cordon ombilical. La tension exercée par le cordon sur le nombril, notamment, provoque souvent des douleurs aiguës qui induisent, par la suite, des spasmes abdominaux ou de l’hyperacidité gastrique en situation de stress.
3-6 La compression exercée par le cordon ombilical sur une partie du corps du bébé est généralement accompagnée par une perte de sensation locale. Cette disparition d’une partie de soi-même entraîne, plus tard, une faiblesse et des tensions physiques récurrentes à l’endroit concerné.
3-7 De même, l’immobilisation forcée d’un ou plusieurs membres, de la tête où de l’ensemble du corps imposée par le cordon ombilical entraîne une grande frustration, une irrépressible colère ou une irritation extrême de ne plus pouvoir éprouver la délicieuse liberté de se mouvoir. Généralement dès sa naissance, le bébé manifeste de l’irritabilité ainsi qu’un besoin impérieux de se dégager lorsqu’une contrainte physique s’exerce sur la partie de son corps qui a été immobilisée.
3-8 Cette immobilisation, si elle perdure, conduit souvent le bébé jusqu’à l’épuisement en gaspillant ce qui lui reste de forces vives pour tenter en vain de se libérer. Après s’être tiré d’affaire, par peur de manquer d’énergie, il organise son quotidien à l’économie.

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