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Quelques chiffres (chapitre 2 : début du chapitre)
Sur les 278 personnes atteintes de phobie, de dépression, d’inhibition, d’irritabilité et d’angoisses suivies dans le cadre de notre protocole de recherche, seulement 7, soit 2 %, ne sont pas totalement venues à bout de la souffrance émotionnelle qui les handicapait. Pour 79 % des personnes, la guérison est intervenue en une seule séance. Les 19 % restant n’ont que très exceptionnellement nécessité plus de deux séances pour obtenir le même résultat.
Ces chiffres peuvent paraître provocateurs tant ils sont incroyables : ils ne sont pourtant que le reflet réel et sincère de l’ensemble de cette étude menée en complète transparence à travers l’association Tipi et présentée dans ce livre.
Le protocole
Le protocole de recherche, établi sur la base d’une participation bénévole, a été validé par tous les participants. Il impliquait une séance individuelle d’une durée de 2 heures au maximum. Suite à cette séance, dans les cas où cela semblait souhaitable, les personnes participaient à une autre séance. Par ailleurs, elles acceptaient que chaque séance soit enregistrée. Enfin, elles s’engageaient à rédiger un compte rendu à échéance d’une semaine, d’un mois, de trois mois et d’un an après la séance.
Les séances ont généralement été réalisées dans un lieu spacieux, avec fauteuils et banquette. À titre expérimental et parfois pour faire face aux contraintes géographiques, certaines séances ont été effectuées par téléphone.
Didier Godeau a régulièrement apporté son concours à cette étude et a également animé quelques séances : il semblait important de mesurer les résultats obtenus par des animateurs différents pour apprécier l’universalité de la démarche.
Les participants
La plupart des personnes qui ont accepté le protocole de recherche étaient entrées en contact avec l’association Tipi après lecture du livre Comprendre ses émotions. D’autres sont venus par l’intermédiaire des conférences organisées dans le Sud de la France et par le bouche à oreille généré, a posteriori, par les premiers participants. La majorité, à 65 % environ, est féminine. Les âges s’échelonnent de 10 à 50 ans. Cinq enfants, âgés de 10 à 16 ans, ont participé (avec accord parental) à ces séances.
L’acceptation des dossiers a évidemment été basée sur un maximum d’éléments permettant d’apprécier la réalité de la pathologie annoncée. La plupart comportent un dossier médical détaillé. Néanmoins, l’ampleur des symptômes manifestés par les demandeurs n’a pas été systématiquement prise en compte : il était intéressant de confronter indifféremment la démarche à des personnes en grande détresse comme à d’autres en moindre difficulté. Tous les demandeurs étaient en souffrance depuis longtemps. Certains avaient entrepris de nombreuses thérapies, médicalisées ou non, d’autres n’avaient jamais fait de démarche particulière.
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